Histoire / Patrimoine
Back
Next
< Choisissez une page (cliquez un point)
Histoire des maires de la commune du Jardin
Jean-François Gonçalves est seulement le onzième édile que notre commune a connu depuis 183 ans qu'elle est administrée.
Citons donc chronologiquement les différents maires et leur(s) mandat(s) avec d'abord
Antoine Chassagnard (1833-1840, 1856-1876 et 1881-1900),
puis
François Tautou (1841-1843),
François Longy (1844-1855),
Barthélémy Mas (1877-1880 et 1912-1916),
Pierre Clamadieu (1901-1911),
Jean Vergnal (1917-1921),
Marcellin Tabailloux (1922-1936),
Vincent Deveaux (1937-1976),
Henri Bosche (1977-2001),
René Peyron (2001-2014)
et enfin
Jean-François Gonçalves (2014 pour fin de mandat 2020).

La durée moyenne d'un mandat de maire au Jardin est donc de 17 ans avec, comme extrêmes, 3 ans (François Tautou) et 46 ans (Antoine Chassagnard).
Histoire de l'école primaire communale
La genèse de l'école communale du Jardin nous impose un rappel du contexte historique avec, en 1833, une première loi Guizot jetant les bases de l'école publique, incitant notamment chaque commune à ouvrir une «maison d'école». Ni obligatoire ni gratuite, l'école va souvent continuer à se faire dans des conditions peu satisfaisantes, justifiant les évolutions des lois de 1867 et 1878, la dernière obligeant les communes à acquérir ou installer leur « maison d'école » pour le primaire en les accompagnant des subventions adéquates. La grande loi de Jules Ferry est pour 1882, rendant l'instruction obligatoire pour tous les enfants de 6 à 13 ans dans des écoles publiques désormais toutes gratuites et laïques.
Mais revenons au Jardin où la commune, ne délibérant pas sur la construction de son école, ne peut profiter des subventions accordées par l'état. Notons que l'école est alors dispensée au bourg dans la « maison Chassagnard » et qu'une classe est même créée après le primaire en 1880. Plus tard (au fil des années 1890), les choses vont enfin prendre tournure, sous la menace d'une suppression de l'aide d'état pour le loyer scolaire.
En 1900, la municipalité décide finalement de faire construire cette fameuse « maison d'école », le devis initial s'élevant à 13 759,96 Francs. Les travaux débutent en 1902 et la réception du bâtiment est actée le 08/04/1906, pour un coût final de 12 571,75 Francs.
C'est le bâtiment communal que nous connaissons aujourd'hui et qui accueille donc aussi, vraisemblablement depuis lors, la mairie. Un précieux registre de l'école primaire communale, datant de 1919, a été retrouvé et fait état de 151 élèves enregistrés au Jardin entre 1911 et 1952, l'école ayant définitivement fermé en 1965.
École devant la maison Chassagnard en 1903
La démographie jardinoise du XIXe au XXIe s
 
 
 
Après consultation approfondie de l'état civil depuis 1833 et des recensements depuis 1896, voici une passionnante étude sur l'évolution de la population jardinoise depuis 183 ans.
Les chiffres bruts révèlent 872 naissances et 903 décès depuis 1833 mais 79% de ces naissances ont eu lieu entre 1833 et 1899, 17,8% entre 1900 et 1949 et seulement 3,3% entre 1950 et 2015 !
Les décès sont largement majoritaires dans la tranche 1833-1899 (64,4%) mais le solde naturel (rapport naissances/décès) est nettement positif (+108) alors qu'il est très défavorable dans les tranches 1900-1949 (-59) et 1950-2015 (-78). En outre, le solde migratoire (rapport départs/arrivées) négatif affecte la population jardinoise durant une bonne partie du XXe s. Cette évolution démographique trouve son explication dans l'exode rural, qui a commencé chez nous dès le début des années 1900, ainsi que dans les deux grandes guerres. Ces événements conjugués vont priver notre commune (comme beaucoup d'autres) d'une tranche de population jeune en altérant très durablement la pyramide des âges.
Les résultats des 18 recensements appuient ces constats en apportant aussi leur lot d'enseignements. Fort logiquement, le pic de population est atteint fin du XIXe s. avec 312 habitants en 1896 ! (114 à Marcouyeux, 80 au bourg, 75 à Puyhabilier, 22 à Fioux, 14 à la Ramade et 7 à la Combe).
L'effet des première et deuxième guerres mondiales se révèle désastreux avec 71 habitants en moins entre 1911 et 1921 et 37 entre 1936 et 1946. La commune connaît ensuite une phase démographique très sombre en perdant plus de la moitié (56%) de ses habitants entre 1954 et 1982, année où le creux de la vague est atteint avec seulement 65 jardinois ! Pendant presque 20 ans, entre fin 1963 et début 1983, pas une naissance n'est enregistrée contre 33 décès ! Marcouyeux ne compte alors plus qu'une dizaine d'habitants ! Heureusement, les années 80 et 90 vont peu à peu inverser la tendance et amorcer un renouveau de la population qui rajeunit et se stabilise autour de 75 habitants.
Si le solde naturel reste négatif (malgré 17 naissances en 33 ans), le solde migratoire est très favorable et ce mouvement s'amplifie encore en ce début de XIXe s. Une hausse de population de plus de 20% est ainsi constatée fin des années 2000 et la commune flirte alors, plus de 50 ans après, avec la barre symbolique des 100 habitants.
Histoires sur la forêt et le découpage du territoire communal
 
Vous connaissez certainement la superficie de notre commune, 1223 ha (2% du territoire corrézien), mais savez-vous que celle-ci est découpée en 2394 parcelles réparties entre 159 propriétaires ? La surface moyenne d’une parcelle au Jardin est donc de 0,512 ha alors que celle d’une propriété est de 7,72 ha, ce qui est assez élevé (presque le double de la moyenne corrézienne). Selon l’Inventaire Forestier National de 2007, notre département possède un taux de boisement de 45 % (l’un des plus élevés de France) alors que la commune du Jardin se révèle être la plus boisée de la Corrèze avec 78 % du territoire couvert ! Comme au plan départemental, l’emprise forestière a fortement augmenté dans les années 60/70 sur notre commune. La répartition des 960 ha de forêt est la suivante : 586 ha de feuillus (61%) et 374 ha de résineux (39%) qui gagnent du terrain. Concernant la taille des parcelles forestières, on observe que la plus petite surface est de seulement quelques ares alors que la plus grande (aux abords de Fioux) dépasse les 31 ha !
Quant aux propriétés forestières, la plus réduite compte moins de 1 ha alors que la plus importante est de 100 ha !
A l’instar du département, cette propriété forestière est très morcelée sur la commune mais elle est, par contre, à 100 % privée.
Mairie le Jardin

Ouverture et coordonnées mairie: de 10h à 12 h tous les mardis et jeudis, tel 05 55 27 59 66 , e-mail  mairie.lejardin@gmail.com
© 2016 mairie le jardin - contact@mairielejardin.fr  (éditorial)   -  Mentions légales  -  Ce site utilise des cookies discrètes pour stocker des informations sur votre ordinateur.
made by mariposa