Patrimoine
Statuette reliquaire de Saint-Côme
Croix monumentales (XVIIIe s, XVIIe et XIXe s.)
Eglise St-Côme St-Damien
C'est du prieur de Moustier-Ventadour que relevait la paroisse. Attestée en 1320, cette église a été remaniée de nombreuses fois. Saint-Côme et Saint-Damien en sont les titulaires.
Au XVIe s., elle est totalement reconstruite. En 1779, c'est le clocher-mur qui est repris.
Entre 1877 et 1879, c'est à nouveau tout l'édifice qui est transformé, excepté les massifs Est et Ouest.
A la même période, l'ancien portail est alors déplacé du pignon Ouest au mur Sud de la première travée. La nef et les chapelles sont couvertes d'une voûte en brique.
Enfin, dans les années 1970, la voûte est détruite et la charpente refaite.
Même si notre commune possède un patrimoine bâti de qualité avec notamment un très bel habitat de caractère, elle ne peut revendiquer aucun édifice classé ou inventorié aux Monuments Historiques.
En revanche, elle recèle une magnifique pièce d'orfèvrerie classée par la Direction du Patrimoine au titre des objets d'art depuis 1925: une statuette reliquaire de Saint-Côme, le patron de l'église
(voir photo ci-contre).
Longtemps conservée dans la sacristie de l'église, cette statuette d'une hauteur de 33 cm a fait l'objet d'une étude de la Direction Régionale des Affaires Culturelles qui a révélé sa grande valeur.
Elles font partie de notre environnement quotidien et du patrimoine vernaculaire, souvent depuis des siècles, en jalonnant joliment villages, routes et coins de campagne...
Mais quelle est leur histoire et que signifient-elles vraiment?

Ces croix momumentales sont très abondantes en Corrèze et d'une grande diversité de formes (latine simple plus ou moins sculptée, fleurdelysée, fleuronnée, maltaise, tableau...), de matériaux (pierre, bois, fer forgé...), d'implantation (socle bâti, mur, rocher...) ou de taille.
Le premier rôle de la croix est de christianiser un lieu en témoignant de présence de l'église et, du XVIème siècle à nos jours, sa représentation est très marquée dans nos campagnes.
Les nombreuses croix situées aux différents carrefours marquaient le plus souvent la foi d'une communauté villageoise et étaient autant de symboles de protection du voyageur contre divers dangers comme les mauvaises rencontres ou les puissances maléfiques..
Peut-être plus prosaiquement, elle servaient aussi de repères de délimitation ou de direction.
Rappelons aussi le contexte historique où Louis XIV, dan son ordonnance sur les Eaux et Forêts de 1669, assignait un véritable rôle de balise à la croix tout en manifestant sa piété: 

<< ....ordonnons que, dans les angles ou coins des places, croisées, triviaires et biviaires, qui se rencontrent ès grandes routes et chemins royaux des forêts, nos officiers des maîtrises feront incessamment planter des croix à nos frais, ès bois qui nous appartiennent, et, par les autres, aux frais des villes plus voisines et intéressées, avec inscriptions et marques apparentes du lieu où chacune conduit...>>
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<- Glissez sur la photo
Histoire des arbres de Sully (chêne de Puyhabilier)
L'église actuelle, de dimensions modestes, s'organise autour d'un vaisseau unique.
Elle est pourvue d'un clocher-mur à deux baies et possède un petit clocher de cœur.
Son chevet est plat.
On retrouve ici les caractéristiques des édifices modestes et sévères en milieu rural : le clocher-mur économique mais fragile, le vaisseau unique, le chevet plat et l'absence de décor sculpté.
A noter la présence d'un tore ou boudin sur le portail, caractéristique du style régional limousin.
On remarquera aussi les beaux vitraux, côté Sud, réalisés début 2ème moitié du XXe s. par un Maître verrier ainsi que les deux têtes sculptées à la base du pignon du transept (voir photos).
 
Vers 1600, sous Henri IV, Maximilien de Béthune ordonna, en cette période de reconstruction, qu'un arbre fût planté dans tous les villages de France.
Moyennant subventions (les premières dans l'agriculture), des tilleuls, des ormes ou des chênes
furent mis en terre par milliers sur le domaine public à une époque où le bon Sully déclarait, marquant les esprits et son attachement au monde agricole :
« Labourage et pâturage sont les deux mamelles de la France ». L'arbre du village est alors un repère communautaire et on se rassemble régulièrement au pied de celui-ci pour écouter diverses lectures d'édits royaux ou de décisions seigneuriales, pour rendre la justice mais aussi pour des fonctions festives, religieuses ou autres.

Sous la Révolution, les arbres de Sully deviennent des symboles de liberté et les citoyens siègent sous leur ombre pour délibérer sur la vie de la communauté villageoise ou célébrer les fêtes du calendrier républicain de 1792.
Plus tard sur notre commune (en 1912) et sous l'autorité du maire de l'époque, le bien sectional (collectif) constitué à
Puyhabilier par le chêne de Sully et la parcelle environnante est transformé en bien individuel par partition à égalité entre chaque foyer du village. Chacune des treize petites parcelles alors créées débute en pointe au centre de l'arbre et un coup d'oeil au cadastre est une vraie curiosité, rappelant la longue et singulière histoire de cet arbre vénérable...
Mais revenons plus particulièrement à la commune du Jardin qui compte sept croix monumentales en bon état et parfaitement visibles.

Trois sont au bourg et à l'entrée du cimetière (latines XIXe's et maltaise XVIIIe s.), deux également à Puyhabilier (latine XIXe's et maltaise XVIIIe's) et deux à Marcouyeux (latines XIXe's à la Combe-Haute et XVIIe's (?) dans le haut du village).

Signalons aussi deux autres croix, partiellement détruites et peu visibles, dans un bois près des 4 Routes vers le Jardin et au bas de Marcouyeux le long de la route.
Elle est fabriquée en cuivre repoussé, gravé, ciselé et doré et est fixée sur un socle circulaire comportant un gros cabochon de cristal et une porte à charnières.
Le Saint nimbé tient dans une main une spatule et dans l'autre une boîte compartimentée.
Il porte une longue tunique ceinturée et il est enveloppé d'un manteau retenu sous le coup par une fibule.
La statuette est datable du XIIIè's, alors que le socle serait du XVè's.
Elle est désormais visible dans la vitrine sécurisée de l'église de Lapleau
- google satellite-  tourné quatre-vingt dix degrés
- un extrait de cadastre -  tourné quatre-vingt dix degrés
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